Jupiter, la plus grande planète du système solaire détient le record du plus grand nombre de satellites naturels . Le 17 juillet 2018, des ...

Jupiter, la plus grande planète du système solaire détient le record du plus grand nombre de satellites naturels. Le 17 juillet 2018, des astronomes ont annoncés la découverte de 12 lunes supplémentaires, élargissant davantage ce record à un total de 79 satellites. A l'heure où les télescopes les plus puissants du monde sont braqués vers d'autres étoiles de notre galaxie, cette découverte étonnante montre que même notre système solaire n'a pas encore délivré tous ses trésors.


Une découverte inattendue


C'est une équipe menée par l'astronome Scott S. Sheppard du centre de recherche Carnegie (USA) qui a découvert la présence de ces lunes, alors que l'objectif même de leur mission n'avait pas de lien direct avec Jupiter. En réalité, ces chercheurs espéraient détecter la présence d'objets planétaires lointains, situés au delà de l'orbite de pluton. D'ailleurs, il s'agit de la même équipe qui, en 2014 avait découvert le corps céleste en orbite le plus lointain de notre système solaire. Elle avait ensuite été la première à déduire la présence d'une potentielle planète X ou planète 9...
Images du mystérieux satellite Valetudo capturé en mai 2018 par le télescope Magellan. Crédit : Carnegie

La région d'intérêt choisie par l'équipe de Sheppard était par hasard située dans l'axe de visée de Jupiter. C'est avec l'aide du télescope Blanco de 4 mètres de diamètre de l'observatoire américain Cerro Tololo (Chili) et de sa caméra d'énergie noire DECAM que cette région a été scrutée en profondeur au printemps 2017. Les astronomes ont alors pu remarquer la présence de 12 points lumineux en orbite autour de Jupiter, inconnus jusqu’à lors. La taille et la luminosité de ces satellites sont tellement faibles qu'il aurait été impossible de les détecter autrement qu'avec une caméra ultra sensible comme celle utilisée ici.
Il aura fallu attendre un an avant que ces 12 corps soient clairement identifiés comme satellites par d'autres observatoires internationaux.


12 satellites dont 1 anomalie


Jupiter dispose de 3 groupes de satellites naturels, chacun orbitant à une certaine distance et dans une certaine direction autour de la planète:
Les satellites galiléens (Io, Ganymède, Callisto, Europe) qui sont les plus proches de Jupiter, et effectuant une révolution dans le sens prograde, c'est-à-dire dans le même sens que le sens de rotation de Jupiter.
Les satellites progrades, plus nombreux et plus éloignés que les satellites galiléens. Comme leur nom l'indique, ils orbitent la planète également dans le sens prograde.
Les satellites rétrogrades sont les plus lointains. Ils effectuent tous une révolution dans le sens inverse au sens de rotation de Jupiter (rétrograde)
Les 12 satellites découverts par Sheppard mesurent entre 1 et 3 kilomètres mais ne sont pas tous issus du même groupe. Neuf d'entre eux appartiennent au groupe rétrograde, deux d'entre eux sont issus du groupe prograde et le dernier présente une anomalie.

Ce satellite en question porte le nom de Valetudo et est situé dans la région des satellites rétrogrades. Cependant son sens de révolution autour de Jupiter est opposé, c'est-à-dire prograde. De plus, il pourrait être l'un des satellites Joviens les plus petits, mesurant environ un kilomètre d'envergure seulement. Quelle est l'origine qui a fait que cet objet soit doté d'un mouvement de rotation contraire à l'intégralité du groupe de satellites dans lequel il évolue ?

Cette situation instable de Valetudo préoccupe les scientifiques. Une telle configuration présente des risques inévitables pour ce corps planétaire, puisqu'il pourrait rentrer régulièrement en collision avec d'autres satellites lui faisant face et être rapidement réduit en poussières. L'hypothèse la plus vraisemblable à l'heure actuelle soutient l'idée qu'il pourrait être le résidu d'un plus gros satellite rétrograde ayant subi un impact quelconque donnant naissance à un grand nombre de satellites rétrogrades actuels.

Comprendre comment ce satellite s'est formé ne permet pas seulement de mieux comprendre la formation des satellites naturels autour des planètes comme Jupiter mais également de mieux clarifier les conditions dans lesquelles s'est formé notre système solaire.

Suivre l'activité des Nuages Noctiluques (NLC) en temps réel. Sur cette page, nous vous proposons toutes sortes de liens interactifs ...

Suivre l'activité des Nuages Noctiluques (NLC) en temps réel. Sur cette page, nous vous proposons toutes sortes de liens interactifs vous permettant de chasser ces nuages en direct, et ainsi de ne pas les laisser filer !
A noter que la période d'activité des nuages noctulescents est uniquement de mai à août, chaque année.
★ Pour connaître tout (ou presque) sur les Nuages Noctiluques, c'est par ici.
★ Pour suivre l'activité en temps réel des NLC en France sur Facebook, c'est par là et sur Twitter c'est ici !


📡 IMAGES RADAR DE LA MESOSPHERE (DIRECT)


Cliquez sur l'image ci-dessus pour actualiser les mesures (problème de rafraîchissement sur smartphone)

Cliquez sur l'image ci-dessus pour actualiser les mesures (problème de rafraîchissement sur smartphone)

Ces images radios (ci-dessus) sont extrêmement utiles pour détecter la présence de nuages noctiluques dans la mésosphère (~80 km d'altitude). Les mesures sont continues et automatiquement actualisées en temps réel (axe horizontal = heure de mesure ; exemple 15000 = 15 heures).
Ces deux antennez radios étant située en Angleterre et en Allemagne, les conditions atmosphériques sont par conséquent très similaires à celles de la France. Les couleurs verte, jaune, orange ou rouge, indiquent une présence active de nuages noctiluques. Cela signifie qu'il y a de fortes chances que les nuages noctulescents soient visibles depuis la France à cette heure-là.


🐦 TWITTER (messages en direct d'observateurs Français et Européens)

Les dernières nouvelles des nuages noctulescents en France (hashtag #NLCfrance) :

Les dernières nouvelles des nuages noctiluques en Europe (hashtag #NLCnow) :


Vous venez de voir ou vous observez actuellement des nuages noctiluques ? Cliquez ici et indiquez votre lieu :

Le télescope spatial Hubble est sans doute la mission spatiale qui nous a la plus émerveillé par ses images absolument fulgurantes de notr...

Le télescope spatial Hubble est sans doute la mission spatiale qui nous a la plus émerveillé par ses images absolument fulgurantes de notre Univers. Mais parfois, c'est Hubble lui-même qui se fait photographier depuis la Terre !
Voici une vidéo impressionnante montrant le passage du télescope de la NASA devant la lune, enregistrée depuis le sol par un astronome amateur.


Hubble, visible dans le ciel ? Oui, c'est bien vrai

Ce n'est pas une récente découverte, les satellites artificiels orbitant autour de notre planète sont bien observables et une grande partie d'entre-eux sont mêmes visibles à l’œil nu sous la forme de points lumineux se déplaçant rapidement dans le ciel nocturne.
Tout comme la Station Spatiale Internationale, le télescope spatial Hubble est lui aussi situé sur l'orbite basse terrestre, à environ 500 km de la Terre. Par conséquent, lorsque la nuit tombe, son altitude lui permet encore d'être illuminé par le soleil et de réfléchir cette lumière à l'aide de ses panneaux solaires.

Malheureusement, l'orbite de Hubble n'est pas aussi inclinée que celle de l'ISS. Alors que la station spatiale peut être observée depuis une grande partie de la planète, Hubble survole quant à lui une portion limitée, le rendant visible uniquement depuis certains endroits de part et d'autres de l'équateur.

Un rare passage devant la Lune

Superposition d'images représentant le passage du télescope spatial Hubble devant la Lune par Michael Marston

A certains moments et à un endroit donné, la trajectoire du télescope spatial peut croiser celle de la Lune, par simple effet d'optique. Bien que cela pourrait paraître banal, un tel transit reste pour le moins extrêmement rare étant donné la taille minuscule du télescope situé à 500 km d'altitude, dans un ciel des dizaines de milliers de fois plus grand !
Rare ne signifie pas impossible pour autant. En effet, c'est l’événement auquel un astronome amateur Australien a pu assister le 22 mai 2018. La vidéo montre le transit extrêmement bref du télescope devant la lune qui aura duré moins d'une seconde.
Pour réaliser ces images, Michael Marston n'a pas utilisé de télescope mais un objectif photographique de 800 mm de focale sur un boitier de type Reflex.

Vous aussi, tenez-vous informés des transits de la station spatiale devant la Lune en allant sur le site CallSky. Il suffit de rentrer vos coordonnées géographiques et ce site calculera la date ainsi que l'heure précise auquel ce transit aura lieu !